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05/09/2006

POESIE DU MATIN

CONTE DE FEE

Il était un grand nombre de fois
Un homme qui aimait une femme
Il était un grand nombre de fois
Une femme qui aimait un homme
Il était un grand nombre de fois
Une femme et un homme
Qui n'aimait pas celui-ci et celle qui les aimaient.


Il était une fois
Une seule fois peut-être
Une femme et un homme qui s'aimaient.

Robert DESNOS

07:46 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6)

04/09/2006

LAPINS

Nous sommes les petits lapins
Gens étrangers à l'écriture
Et chaussés des seuls escarpins
Que nous a donnés la Nature...

N'ayant pas lu Dostoïevski,
Nous conservons des airs peu rogues
Et certes ce n'est pas nous qui
Nous piquons d'être psychologues...

Nous sommes les petits lapins,
C'est le poil qui forme nos bottes,Et, n'ayant pas de calepins,
Nous ne prenons jamais de notes.

Nous ne cultivons guère Kant;
Son idéal turlutaine
Rarement nous attire.Quant
Au fabuliste LA FONTAINE,

Il faut qu'on l'adore à genoux...
Et dans la bonne odeur des pins
Qu'on voit ombrageant les clairières,
Nous sommes les tendres lapins
Assis sur leurs petits derrières...

Banville....pour la rentrée...

11:46 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

03/09/2006

L'ETOILE DU MATIN

Je t'enferme en mes yeux clos sur ta belle image
Aux ténébreux jardins roués par les éclairs
Que ta robe et tes pieds laissent sur leur passage
Quand tu sors de la mer tumultueuse de l'air.

Mais je voudrais savoir où tu passas la nuit
Ainsi que moi, tu dors aux heures de lumière
Indifférente aux cris, aux chants,au jour ,aux bruits
Ainsi que moi, tu dors et rêves la dernière.

Et je souhaite de dormir sous tes réseaux
De te voir apparaitre au-dessus des campagnes
Dans un verger bruyant d'abeilles et d'oiseaux
A l'ombre du plus grand des châteaux en Espagne.

Et je me dissoudrais dans un sommeil profond
Comme le café noir et comme la migraine
Ou la sonorité du bronze des bourdons
Et la monotonie du feu et des fontaines.

Tandis que toi, pâlie à l'écume des jours
Disparaîtrais du ciel comme un reste de poudre
Sur un visage en proie aux charmes de l'amour
Qui flambe et monte avec le fracas de la foudre.

Robert DESNOS

07:54 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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