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07.08.2008
HISTOIRE DE NANA....(9)...
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NANA et le vélo.....
Le début de la liberté....
Il faut vous dire, que, avant d'avoir ce vélo magique, bleu, je précise, je me promenais avec grand-père EMILE, un être délicieux qui allait d'un bon pas, le chien gaspard...collé aux basques (un toutou genre bâtard, recueilli
blessé,)...je lui avais posé une attelle en bois à la patte et tout regaillardi, il nous suivait partout, le pépé et moi dans des promenades, surtout sur le port et en bord de mer...Il faut dire qu'EMILE regrettait sans doute la grande aventure maritime que vivait LEO, son frère, capitaine ,sur un navire, où disait-il , Pierre LOTI, natif VIAUD, voyageait avec lui...mais il ne le piffrait guére, et le nommait avec un certain mépris : marin d'opérette....
Lui, dans sa cordonnerie ne vivait pas la même aventure...
Aprés cet apparté voué à mon adorable grand-père, j'aborde ma liberté cycliste...
Ma première escapade fut.. en solitaire...pour le port de LA PALLICE, avant-port à 5kms de ma base.
Quel bonheur de me mêler à tout ce remue-ménage portuaire, avec ses docks, ses bâteaux de passage ou en cale sèche, ses grues, les bruits des sirènes des navires en cours d'arrivée au port...
Un compatriote, célèbre, Bernard GIREAUDEAU, l'a décrit bien mieux que moi dans ses ouvrages. Lui aussi
aimait la mer comme une maitresse et en entreprit l'aventure.......
Il y avaitdansl'air une odeur de mer, de goudron,d'algues, d'iode mêlés...bref de nulle part ailleurs...
LE MASSILIA sabordé en 1944
Les navires, dits de guerre m'attiraient, les sous-marins même, je n'oubliais pas de les visiter quand cela était permis, même qu'un jour, trop curieuse des entrailles d'un submersible...le canot qui m'avait amenée avec d'autres visiteurs...partit...sans me voir...ce qui obligea un officier, fort sympa à me ramener ,seule dans un canot du bord...
Aprés ces virées maritimes, il en est une , cette fois à la campagne...que je ne manquais jamais....
C'était le ler Mai, pas pour le muguet...mais pour l'aubépine, coutume locale: on allait dès le matin,à la fraiche, sur le vélo, avec une bande de copains ...et mon frère cueillir des brassées d'aubépines, qui, fixées sur le porte-bagage...s'effeuillaient au fur et à mesure du chemin de retour, une vraie traine de pétales nous suivait...et à la maison...on peut dire que les branches étaient...dépouillées...superbes quand même....
Plus tard...j'avais droit à une virée le samedi aprés-midi seulement, car...à cette époque, les mères désiraient que leurs filles deviennent d'excellentes femmes de MENAGE...alors, j'astiquais, avec la rage au coeur les escaliers...pour m'enfuir bien vite....
Un de ces quatre, je vous ferai visiter ma ville tout doucement, à vélo.....
Ainsi la vie continua...sans heurts..Les grand-parents avaient été rapatriés dans la grande maison de la rue Léonce Vieljeux..;et on avait reconstitué, pour MILOU, un petit atelier de cordonnerie, perso, où il réparait les souliers familiaux en exclusivité...D'autres habitants se grefférent dans la maison, 2 cousns, orphelins,
tante Georgette, celle qui malgré le tabac, prisé régulièrement, mourut centaire...comme quoi!! et certains jours
nous étions 12 à table, dans la grande cuisine, avec une cuisinière extra, et oui...on montait dans la hierarchie des nantis...Mais comme ma mère travaillait au bureau, pas le temps de nourrir ce groupe!!!
Je précise que la salle-à-manger, quasiment lieu sacré..où l'on ne pénétrait qu'avec des patins...étaient réservée aux cérémonies protocolaires...dont ma communion...
Bavarde, je suis, en m'enfonçant dans mes souvenirs, pardonnez-moi si cela a été un peu longuet....
Et pour vous remercier:NUIT ET JOUR...avec DJANGO...
ET UNE BRANCHE D'AUBEPINE...........









